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Elevage raisonné

Santé et confort des animaux

Hygiène des installations et des animaux

Afin de prévenir le développement de maladies, les bâtiments d'élevage sont périodiquement vidés, nettoyés et désinfectés. On appelle cette opération "le vide sanitaire".

Le sol doit être propre pour éviter toute contamination des animaux par des microbes. Ceci est particulièrement important pour les élevages laitiers où une contamination de la mamelle par un germe pathogène peut entraîner une "mammite", c'est-à-dire l'inflammation d'une glande mammaire, avec de graves conséquences sur la qualité du lait. Pour limiter ce risque, la paille de l'aire de couchage est renouvelée tous les jours.

Par ailleurs, de nombreuses précautions sont prises avant, pendant et après la traite afin d'éviter l'entrée de microbes dans la mamelle. Les trayons sont lavés avant la traite et désinfectés après. L'éleveur doit s'assurer que la machine à traire est bien réglée et ne blesse pas l'animal. La salle de traite, ainsi que les canalisations dans lesquelles transite le lait, sont nettoyées après chaque traite. 

Dans de nombreux élevages de porcs ou de volailles, les visiteurs extérieurs à l'exploitation doivent revêtir une tenue spéciale, et parfois même prendre une douche, avant d'entrer afin de ne pas contaminer l'élevage avec des germes extérieurs. 
Dans le même objectif, est disposé à l'entrée des élevages et des laiteries, un pédiluve rempli d'une solution désinfectante et dans lequel les visiteurs trempent leurs chaussures.  

Dans des élevages de volailles, des analyses bactériologiques et sérologiques peuvent être effectuées sur quelques poussins afin de vérifier l'état de santé du lot. Cette précaution permet d'intervenir rapidement si un problème est décelé et d'utiliser si besoin, des médicaments plus doux et à moindre dose car le problème est pris en compte dès le départ. 
Des analyses de poussière du bâtiment sont effectuées lorsque les poulets ont 3 semaines. Elles permettent de détecter la présence éventuelle de salmonelle.


Une alimentation équilibrée

Une alimentation adaptée aux besoins de chaque animal (espèce, âge) et suffisamment pourvue en vitamines et sels minéraux contribue à la bonne santé des animaux.
(chapitre Alimentation : en cours de réalisation)


Soigner les animaux

En dépit des précautions prises par l'éleveur en matière d'hygiène, d'alimentation ou de prophylaxie, les animaux, tout comme les humains, peuvent tomber malades. Le recours à un médicament peut s'avérer alors indispensable pour rétablir la santé ou prévenir de nouvelles affections. Prescrire le bon médicament, à la bonne dose au bon moment, c'est l'enjeu du suivi sanitaire raisonné des animaux qui fait appel au sens de l'observation et à l'expérience de l'éleveur mais aussi au professionnalisme du vétérinaire. Il est à noter que le coût des médicaments, ainsi que la consultation du vétérinaire, est entièrement à la charge de l'éleveur qui sera d'autant plus attentif à ne les utiliser qu'à bon escient. 

Pour en savoir plus : la SNGTV, (Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires), en partenariat avec le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, a publié une brochure d'information : " Quand l'animal est bien soigné, l'homme est bien protégé " disponible auprès du Ministère, Direction générale de l'alimentation, 251, rue de Vaugirard - 75015 PARIS.



 Les mesures préventives

Les animaux peuvent être vaccinés, contre le tétanos par exemple, afin de leur éviter de contracter certaines maladies particulièrement difficiles à soigner. Ils peuvent également faire l'objet de tests de dépistage. C'est le cas par exemple de la tuberculose et de la brucellose, d'autant plus dangereuses que ces maladies sont transmissibles à l'Homme.

Des traitements antiparasitaires et internes sont généralement prescrits en tant que mesures prophylactiques sur les troupeaux de ruminants et de porcs afin de prévenir l'apparition de vers, tels les taenias, douves, strongles ou l'ascaris.

Une observation attentive et quotidienne du troupeau permet de déceler rapidement une anomalie.  Un animal qui a de la fièvre, qui boite ou qui tousse, un animal agressif ou au contraire un animal fatigué, sans appétit ou dont la production diminue brutalement sont autant de signes qui peuvent être les symptômes d'une infection qu'il faudra traiter rapidement avant qu'elle ait des conséquences graves pour l'animal et le reste du troupeau.

 Les interventions sanitaires

Un animal malade est un animal qui souffre. En le guérissant, le médicament lui permet de retrouver son bien-être. Il contribue également à rétablir la qualité des aliments proposés aux consommateurs 

Un médicament n'est jamais prescrit à la légère. Le vétérinaire agit avec l'animal comme le médecin avec nos enfants. Il examine l'animal, étudie les symptômes, demande parfois des analyses complémentaires (analyses sanguines, par exemple). Cet examen complet lui permet d'établir un diagnostic précis et de prescrire, au moyen d'une ordonnance, le traitement adapté à l'animal et à son problème. 

L'éleveur dispose dans son armoire à pharmacie de médicaments de base pour soigner les toux et autres maux relativement bénins. Comme dans le cas de la médecine humaine, une notice d'utilisation mentionne le mode d'application, de conservation, les précautions d'emploi et la date de péremption. 
Il a également à sa disposition des techniques de médecine douce, telle que l'homéopathie. 

Quel que soit le médicament vétérinaire utilisé, il offre les mêmes garanties qu'un médicament destiné à l'Homme : garanties de qualité, d'efficacité et d'innocuité. Il nécessite également des années de recherche et comme lui, il est soumis à une Autorisation de mise sur le marché (A.M.M). 

Lorsqu'il n'y a pas d'autre solution, un antibiotique peut être prescrit pour venir à bout d'une infection. L'éleveur veillera à respecter scrupuleusement la dose, la voie et le rythme d'administration ainsi que la durée d'administration, ceci afin d'optimiser l'efficacité du traitement et de minorer les risques d'antibiorésistance (phénomène de résistance aux antibiotiques).

Un délai d'attente est obligatoirement respecté avant la commercialisation d'un produit (lait, viande) issu d'un animal ayant fait l'objet d'un traitement. Ce délai garantit au consommateur l'absence de résidus dans le produit en question. 
Lorsqu'une vache laitière atteinte d'une mammite est soignée au moyen d'un antibiotique, son lait est éliminé pendant toute la durée du traitement et jusqu'à ce que toute trace d'antibiotique ait disparu. Des contrôles quotidiens de la qualité du lait permettent de vérifier le respect de cette règle. 
Il en va de même pour la viande. Le traitement doit être terminé un certain nombre de jours avant la date d'abattage de l'animal afin de ne pas avoir de résidus dans la viande. Des contrôles rigoureux pratiqués à l'abattoir permettent de vérifier le respect de cette règle.

Toutes les interventions réalisées sur un animal ou un lot d'animaux sont reportées sur un cahier sanitaire, l'équivalent de notre carnet de santé. Il permet de suivre l'état de santé du troupeau et d'avoir une trace écrite des médicaments qui ont éventuellement été administrés. 



Le bien-être animal ?

Vaste débat que celui qui consiste à définir ce qui est bien ou pas … 
Une chose est sûre, les éleveurs connaissent bien leurs animaux et ils ont tout intérêt à faire le maximum pour répondre au mieux à leurs besoins. Il en va de leur intérêt d'éviter tout stress, préjudiciable à la fois à la quantité et à la qualité du produit. Bâtiments adaptés, alimentation équilibrée, soins appropriés sont quelques règles de bon sens qui contribuent à ce confort. 
Nombreux sont les signes qui témoignent de l'attention que l'éleveur porte à ces animaux.

- En élevage bovin, on trouve des brosses disposées ça et là dans le bâtiment afin que les animaux puissent se gratter à leur convenance. Par ailleurs, afin d'éviter qu'ils se blessent entre eux, au cours d'éventuelles " bagarres ", l'éleveur coupe les cornes des jeunes bovins et caprins.

- En élevage porcin, le cochon étant un animal peureux, l'éleveur veille à éviter toute cause de stress. Un animal stressé, aura pour conséquence une modification de la qualité de la viande, notamment une diminution de sa tendreté et parfois même un goût altéré. Ainsi, quelques heures avant leur départ de l'exploitation, l'éleveur emmène les porcs dans une salle d'attente munie de brumisateurs afin de les rafraîchir et de réduire leur anxiété.

- Les volailles s'affolent également très vite. Avant d'entrer dans un bâtiment, l'éleveur prend la peine de frapper à la porte pour les avertir de sa visite.

La vie de l'éleveur est rythmée par celle de ses animaux : 
Mieux ils seront, mieux il se portera.

(Retour...)

 Voir aussi : La gestion des effluents