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Protection raisonnée des cultures

Observation minutieuse



Identifier les problèmes et évaluer le risque que court la culture est une étape essentielle et indispensable de la protection raisonnée d'une culture.
Celle-ci passe tout d'abord par une observation rigoureuse des adventices (mauvaises herbes), des premiers symptômes d'une maladie ou encore des premiers vols d'insectes nuisibles. Des outils, tels que les pièges, les comptages ou encore la mesure des paramètres climatiques, par exemple, aident les agriculteurs dans leur observation et leur évaluation des risques. Voici quelques exemples :


Les pièges :

    Différents pièges permettent d'identifier la nature et le nombre d'insectes présents dans la culture et de se faire une idée du risque encouru. L'agriculteur peut alors décider d'intervenir ou non, en toute connaissance de cause.

  • Les pièges chromatiques :

      Certains insectes, particulièrement redoutés dans les cultures de colza ou de pomme de terre sont attirés par la couleur jaune. Une simple bassine jaune remplie d'eau savonneuse permet de les capturer et de les compter.
      Selon le même principe dans les cultures sous serre, on dispose des plaques engluées, de couleur jaune ou bleu.

  • Les pièges alimentaires :

      Ils sont constitués d'un pot contenant de la mélasse et recouvert d'un couvercle percé. Lorsque les insectes entrent pour se nourrir ou s'abreuver, ils ne peuvent plus ressortir. Il est possible alors de les identifier et de les compter.


  • Les pièges à phéromones :

      Une petite capsule disposée sur une plaque engluée diffuse une phéromone (odeur sexuelle émise par les papillons femelles) de synthèse. Les mâles sont attirés et restent collés. Il est ainsi possible de les compter et d'en déduire les périodes de ' vols nuptiaux ', à la suite desquels il y aura des pontes et donc des larves qui vont porter préjudice aux plantes. D'où l'intérêt de repérer le moment exact des vols afin d'intervenir à bon escient.

Les contrôles visuels (ou comptages) :

    L'objectif est de repérer et de compter, généralement à l'aide d'une loupe, le nombre de ravageurs, d'auxiliaires ou de pontes de ravageurs, afin d'évaluer le niveau d'infestation.
    L'observation se fera à des endroits différents : feuille, tige, bourgeons, etc, et à des périodes de l'année différentes en fonction de ce que l'on cherche.
    Pour être valables, les comptages doivent être faits régulièrement et sur un échantillon d'organes végétaux proportionnel à la taille de la parcelle.
    Ils permettent de déterminer si le seuil de nuisibilité à partir duquel il faut intervenir est atteint ou non.
    La reconnaissance et le comptage des auxiliaires et ravageurs demandent de la patience, de la méthode et beaucoup de pratique.
    Exemple : Observation sur pommier des chenilles du feuillage : type tordeuse. L'observation se fait au niveau des bouquets floraux, sur 100 bouquets (soit 2 x 50 arbres) . Si on observe des tordeuses sur plus de 5 % des bouquets (= seuil de nuisibilité), il faudra intervenir.
    En contre partie, pour le 'puceron vert migrant', on n'interviendra que si 60% des bouquets fruitiers observés sont occupés.


La mesure des paramètres climatiques :

    Température, hygrométrie, pluviométrie, sont autant de facteurs qui influencent le déclenchement et le développement de certaines maladies. L'élaboration de modèles informatiques de prévision intégrant ces données, grâce à une station météo automatique, permettent de prévoir l'évolution de certaines maladies (mildiou pour la vigne, tavelure pour le pommier, etc.). L'agriculteur ne traitera pas si le risque prévisible reste limité, mais par contre, il saura à quel moment il est indispensable de protéger sa culture.

 
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Voir aussi :
Mesures prophylactiques

Intervention humaine