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Fertilisation raisonnée

Quelques outils utilisés en fertilisation raisonnée

Des outils pour ajuster la fertilisation :
  • des analyses chimiques de sol permettent de connaître les quantités d'éléments minéraux, d'oligo-éléments et de matière organique présents dans le sol, ainsi que son pH (acidité).
  • des analyses physiques de sol permettent de connaître, entre autre, la texture du sol.
  • des analyses de reliquats azotés par types de sol, réalisées chaque année, permettent de déterminer la quantité d'azote disponible dans le sol en début de cycle cultural.
  • la méthode du bilan permet de calculer la dose d'azote minéral à apporter à la culture en fonction de l'objectif de rendement, des réserves du sol (analyses) et des apports en matière organique (résidus de récoltes, lisier, etc.).
  • un logiciel informatique de fumure permet d'intégrer toutes les données relatives aux apports de fertilisants concernant les différentes cultures et calcule la fumure nécessaire à apporter.
  • des analyses de lisier permettent de déterminer sa richesse en éléments fertilisants et plus particulièrement en azote. Ces analyses confrontées à celles du sol, permettent d'adapter la quantité de lisier à apporter en fonction des parcelles.


Des outils pour contrôler, pendant la culture :

  • des analyses de feuilles (notamment en arboriculture et en viticulture) permettent de suivre l'évolution de l'assimilation des éléments fertilisants dans le végétal.
  • des analyses de jus de bas de tiges de céréales et de pommes de terre permettent de suivre l'assimilation de l'azote par la plante en cours de végétation et d'adapter en connaissance de cause la fertilisation azotée.
  • la mesure de l'intensité chlorophyllienne des feuilles, sur céréales, indique la teneur en azote de la plante. Il est ainsi possible d'ajuster la dose d'azote sur chaque parcelle en cours de culture en fonction des besoins.
  • le fractionnement des apports d'azote permet d'apporter à la plante les éléments nutritifs aux stades clefs de son développement, c'est-à-dire aux moments où elle en a le plus besoin. Le respect de l'équilibre (apports = besoins) réduit le risque de lessivage (fuite des éléments fertilisants vers les nappes phréatiques) et contribue à la qualité du produit.
  • de nouvelles techniques : l'agriculture de précision. La cartographie de rendement, obtenue à partir d'une moissonneuse-batteuse équipée de capteurs et en liaison avec un satellite, sert de base pour moduler les apports d'engrais à l'intérieur d'une même parcelle, grâce à un épandeur lui même relié par satellite.


Des outils pour maîtriser, après la culture :

  • la mise en place de cultures intermédiaires (couvert végétal appelé également engrais vert) permet de capter l'azote disponible dans le sol en attendant la mise en place de la prochaine culture. La culture intermédiaire 'piège' les nitrates, qui autrement risqueraient d'être lessivés. Elle sera ensuite broyée et enfouie dans le sol afin de constituer un stock de matières organiques qui en se minéralisant fournira à la culture implantée une source d'éléments fertilisants, d'où son nom : 'engrais vert'.
  • des analyses de reliquats azotés en fin de cycle.

 
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Voir aussi :
Les engrais

Les actions